Opensuse 11.3 est là
Alors que Tuxsys.ch se met au rythme de l’été, et au son des cigales, votre serviteur revient tout de même derrière le clavier pour vous informer de la sortie de la version 11.3 de la distribution grand public de SuSe, Opensuse.
Sachez d’ores et déjà que le support officiel de LXDE est effectif. En effet la tendance à XFCE à prendre de l’embompoint, et toutes les distributions lorgnent donc sur un « WindowsMaker » plus léger, comme le premier cité.
Autre avancée dans la légèreté, Opensuse, se voit apprêtée d’une interface spécialement dédiée aux netbooks. Son nom est PNW (Plasma Netbook Workspace). Outre son poids limité à l’utilisation, on compte aussi, bien évidemment, sur une ergonomie repensée pour les petits écrans de la sorte. Enfin, pour faire les choses comme il se doit, la distribution intègre aussi désormais le projet Meego.
Pour les autres nouveautés, on comptera sur un kernel passé en 2.6.34. Grub2 et Gnome 2.30.1 sont aussi de la partie ainsi que KDE SC 4.4.4. XFCE est proposée en 4.6.1 et LXDE démarre en 0.5.5.
Pour terminer, tout comme Ubuntu, Opensuse met aussi à disposition un outil de sauvegarde automatique à distance des données et du bureau, ce qui tend aussi vers l’avènement (forcé?!) du Clouding. L’avantage est que l’on peut retrouver ses fichiers facilement sur tout OS.
Les éditeurs mettent aussi l’accent sur le fait que l’on peut synchroniser un large panel de smartphones de manière simplifiée. De manière générale, on parle des modèles à base d’Android, de Blackberry ou même des iPhones, dont on peut aussi gérer la musique!
Visiblement, Opensuse entend jouer la concurrence avec Ubuntu, sur son propre terrain, contrairement à Fedora qui sait plus garder sa personnalité qui lui est propre.
Pour télécharger tout cela, veuillez suivre le lien suivant!
i(Phone)OS 4: les utilisateurs, les hackers
Passant hier le cap de la version 4, le logiciel embarqué de l’iPhone fait évidemment bien parler de lui, dans tous les sens. Nous avons retenu quelques points sur lesquels il est bon de revenir.
On ne fera pas étalage des nouvelles « fonctionnalités » techniques qui agrémentent cette mise à jour majeure et dont vous pourrez retrouver la liste sur tous les bons sites d’information technologique.
iAd et la vie des utilisateurs
On relèvera le fait qu’Apple ait choisit de changer le nom officiel du logiciel embarqué, passant d’iPhoneOS à iOS. Toutefois, la base reste la même, celle d’un MacOS X épuré et optimisé pour les terminaux mobiles. Avec cela, la firme de Cupertino fait une entrée peu évoquée dans ce qui est à la mode chez les fournisseurs technologiques dits mainstream: la publicité ciblée. Ainsi, dès le moment où l’utilisateur active son téléphone et accepte les conditions d’utilisation de cet iOS4, Apple peut récolter en tout temps des informations à son sujet, notamment sur sa localisation, pour pouvoir les mettre à disposition des annonceurs intéressés. Apple a néanmoins affirmé et ré-affirmé que ces informations sont anonymes et gérés par la pomme croquée à l’instar du système qu’utilise Google. Il serait bienheureux à l’entreprise de se donner « bonne image » sur ce point, et éviter les désagréments que connaît Facebook en ayant une politique plus libérale à ce sujet.
Toutefois, et il est bien normal, il y aura des utilisateurs qui ne seront pas d’accord de partager de genre de données à leur insu. Là aussi, pour ne s’attirer les foudres de personne, la marque a fait le nécessaire et mis sur pied une procédure à effectuer. Il suffit tout simplement de se rendre à cette adresse depuis son terminal mobile:
On sait aujourd’hui que la publicité ciblée est un marché juteux sur lequel Google règne en maître et où Facebook va chercher une très grande partie de ses revenus. Apple tente aussi de croquer une partie de ce gâteau qui a l’air bien séduisant, mais ne veux surtout pas vexer qui que ce soit ou s’attirer des procès sur ce domaine, pouvant lui ternir son image globale et du coup plomber ses ventes.
Les hackers en force
Le jeu du chat et de la souris continue. Si avec la mise à jour 3.1.3, l’entreprise américaine avait rattrappé son retard sur les hackers, il se pourrait que les choses changent vite de bord. En effet, il n’est, à l’heure actuelle, toujours pas possible de Jailbreaker et de desimlocker convenablement un iPhone 3Gs ayant fait la mise à jour officielle 3.1.3 (avec le nouveau bootrom donc). Toutefois, la solution ne va pas tarder et pour cause. Le 3G est lui parfaitement Jailbreakable avec l’iOS4, tout comme le desimlockage de toutes les versions de baseband (groupe de fichiers faisant la liaison entre la carte SIM et l’opérateur réseau).
Pourquoi une telle rapidité? Parce que la communauté de bidouilleurs a travaillé dans l’ombre entre deux. Se basant sur les versions béta (fournies au développeurs), ils ont pu déjouer tous les stratagèmes mis en place par Apple à l’avance. Ils auraient pu les publier plutôt, avantageant ainsi les personnes ayant fait une mise à jour officielle 3.1.3. Toutefois cette dernière était mineure. La plus important est clairement la version 4. Pour ne pas devoir recommencer le travail à zéro en très peu de temps, ils ont donc préféré temporiser, ne pas dévoiler à Apple les failles qu’ils ont utilisé, empêchant ainsi une correction de celles-ci avant la publication officielle.
C’est ainsi, que les différents acteurs de la scène « underground » ont publié leurs travaux, fonctionnels, que quelques heures après la distribution officielle de l’iOS4.
A noter aussi qu’en passant par ces moyens détournés, vous pouvez aussi activer le multitache et les fonds d’écrans personnalisés pour le 3G, chose que la firme de Cupertino a rechigné à faire.
Notez enfin, que si Tuxsys.ch se permet de parler de ces travailleurs de l’ombre, c’est bien parce qu’Apple utilise une politique bien trop fermée et clairement opposée à la mentalité du libre. Ceci ne dédommage pas les risques légaux de telles actions et bien évidemment tout aide demandée à ce sujet au travers de notre site ou par e-mail, ne sera tout simplement suivie d’aucune réponse.
J’aime (pas) Tuxsys
Depuis quelques temps Facebook a mis en place un nouvelle façon pour ses utilisateurs de notifier qu’ils aiment une page internet, sur n’importe quel site. Si la fonction semble plutôt intéressante, Tuxsys.ch ne prévoit pas de l’implanter, voici les raisons.
Politique de privacité douteuse
Facebook fait surtout parler de lui non pas plus par sa popularité, mais par sa politique plutôt obscure envers les données privées de ses usagers. On ne va pas faire ici un nouvel étalage des tenants et aboutissants de ces déconvenues, mais sachez que le nerf de la guerre pour le site social se base là-dessus. En effet, c’est en récoltant un maximum d’informations sur vous que le site peut revendre des pubs « ultraciblés » sur vos besoins ou vos centres d’intérêt à des annonceurs publicitaires. Là où le bât blesse, c’est que les annonceurs auraient un accès direct à toutes ces informations sans que Facebook en soit l’intermédiaire. Google, par exemple, garde l’entier contrôle sur ce genre de données et les annonceurs n’y ont pas accès. Pire, des rumeurs comme quoi le site social revend ses données se font de plus en plus fortes. Où se trouve donc le curseur du respect de la vie privée, alors? Personne ne peut vraiment le dire aujourd’hui.
L’autre problème est que vous pouvez, a priori, paramétrer ce que vous divulguez ou pas, mais il faut passer un sacré moment à le faire, naviguant dans les méandres des possibilités de confidentialité. Car, on constate qu’il n’est pas aisé pour l’utilsateur moyen de s’y retrouver et d’optimiser ce genre de réglages comme il le désire.
Le bouton « J’aime »
Ce bouton que l’on voit fleurir un peu partout sur internet, est donc plutôt une nouvelle fonction intéressante. Un utilisateur peut rapidement partager une page qu’il a apprécié avec ses amis et un webmestre aura sûrement plus de chances de voir une page de son site mentionnée dans le réseau social. Au final, un site pourrait prétendre à plus d’audience qu’avant, en ayant un nouvel outil pour drainer des internautes.
Ceci étant, le « vice » caché de ce bouton est aussi de pouvoir vous suivre partout sur internet, hors de Facebook. Voilà la véritable force du procédé! Du coup, on peut récolter encore plus d’informations sur vous, sur votre façon de naviguer, etc! Bien que Google le fasse aussi, le géant de l’internet garde et contrôle ces informations, Facebook, les partage ou les revend, voilà la grosse différence!
Non, non et non!
Bien que Tuxsys tienne sa page Facebook et qu’il y place ses publications, il nous semble déplacé de donner ce genre d’infos supplémentaires à une entreprise qui peut va en faire « n’importe quoi » juste pour quelques dollars. Du coup, vous ne verrez pas de bouton « J’aime » sur notre site pour l’instant, à moins que les dirigeants du site changent leur politique de confidentialité du tout au tout et nous en donne les garanties sufissantes.
Vous conviendrez que cet acte n’est qu’une infime poussière jetée dans l’océan du web, mais par cette acte et autre travers de l’article présent, nous tenons surtout à éveiller vos esprits vis-à-vis des informations que vous partagez.
Fedora 13 est disponible
Cela devient maintenant une habitude, le projet Fedora, pendant libre et entièrement ouvert soutenu par RedHat, rend sa copie environ un mois après Ubuntu. Nous voici maintenant arrivés à la version 13, nommée Goddard, en hommage au physicien américain Robert H. Goddard.
Au niveau des avancements de cette nouvelle mouture, on peut mentionner une amélioration au niveau de l’interface d’installation. Anacond, nom donné à cette dernière, gère de manière plus simple et claire tout ce qui touche au partionnement.
Au niveau de l’installation, on mentionnera aussi la mise à disposition d’un autre systèmem d’installation. Le but est de s’acquitter du téléchargement des version CD ou DVD. On ne téléchargera qu’une image très très petite, environ 1Mo, sur laquelle on lancera une installation à travers internet. Ceci permettera donc d’avoir une installation collant exactement à ses propres besoins sans avoir à télécharger ce qu’on n’utilisera pas. Le projet est appelé Boot.fedoraproject.org ou BFO.
La gestion des imprimantes est elle aussi rendu bien plus pratique. En effet, un bon nombre est déjà géré automatiquement par le noyau, sans avoir besoin d’installer un quelconque pilote. Toutefois, le système vous proposera de télécharger automatiquement les fichiers nécessaires à l’utilisation de votre imprimante, si cela s’avère nécessaire, lors de son branchement.
Le support de la 3D au niveau des pilotes libres avance. Jugé expérimental pour les cartes Ati dans la précédente version, il est désormais considéré mature et déployé. du côté des cartes nVidia, on suit le même processus avec quelques encablures de retard, puisque la gestion 3D des cartes au caméléon passent version expérimentale. Au passage, le support du DisplayPort semble lui aussi rendu meilleur.
Btrfs, supposé être le successeur de l’EXT4 gagne en fonctionnalités. Notamment, on apprend ici l’implémentation du « Rollback ». Autrement dit, en cas de gros pépin, le système sera capable de se régénérer à une date antérieure.
Bien entendu, cette liste est loin d’être exhaustive, il est fortement recommandé de se diriger directement sur le site officiel pour connaître la liste complète. Il est évident que les principales avancées sont directement issues de la branche RedHat, et intéresseront sûrement plus les administrateurs réseau. Toutefois les simples utilisateurs ne sont pas oubliés, avec les améliorations apportés aux interfaces de bureaux et notamment à l’intégration de KDE.
Site officiel : Fedora Project
Vidéo dans le HTML5: Google le sauveur?
Il y a quelques temps encore, on relatait la situation plutôt compliquée pour l’avenir de la vidéo sur internet. En effet, la façon d’encoder les films la plus répandue en ce moment est le h.264, contenu dans le mpeg4. Toutefois ces technologies sont soumises à licence d’utilisation et donc à royalties. Du coup, un navigateur internet qui voudrait afficher de la vidéo dans ce format, devrait s’acquiter d’une taxe annuelle assez lourde dès 2016 auprès du MPEG Consortium. Google, Microsoft et Apple ont vite confirmé qu’ils le feraient sans problème, leurs finances étant plutôt solides. Toutefois, Mozilla (Firefox) n’a pas les moyens, à termes, de débourser de pareilles sommes et Opera encore moins. De plus, ça allait contre leur politique du libre pour le premier et du gratuit pour le deuxième.
Un nouveau conteneur pour un codec moderne
A l’occasion de sa conférence annuelle, la Google I/O, le géant américain de l’internet vient de jeter, non pas un caillou, mais un énorme rocher dans la mare. Ayant racheté la société On2, pour un peu plus de 100 millions de dollars, et son codec VP8, Google annonce fièrement un nouveau conteneur baptisé WebM. L’attrait de ces deux technologies est qu’elles ont été placées sous licence libre par son nouveau propriétaire. Du coup, tout le monde peut l’utiliser sans devoir rien à personne. Mozilla et Opera ont déjà confirmé leur adhésion en présentant des versions de développement de leurs navigateurs respectifs travaillant avec ce type d’encodage. Microsoft, de son côté fera en sorte qu’Internet Explorer 9 puisse aussi l’utiliser, bien qu’il ne sera pas embarqué en natif, comme les deux précités. Apple, par contre, ne s’est pas encore exprimé sur ce sujet. Enfin, Google Chrome, sera compatible dans sa prochaine version, puisque Chromium, son pendant libre le fera dans les prochains jours.
Des nuages dans le ciel?
Cependant, il faut toujours relativiser. En effet, la licence libre de ce codec est une aubaine pour le microcosme d’internet. Le fait que le géant détenant aussi le site de vidéos le plus connu au monde (Youtube, pour ne pas le citer) peut évidemment jouer un rôle déterminant dans l’adoption massive de ce format. Or, il faudra sûrement compter sur une réaction plus ou moins déplaisante du MPEG Consortium, ne voulant pas laisser filer ainsi leur mine d’or.
D’autre part, si on peut aujourd’hui regarder notamment des vidéos de Youtube directement sur sa télévision, son téléphone portable ou encore son netbook, c’est que ceux-ci embarquent une puce spéciale permettant de lire ce type de contenu. Il faudra donc aussi que les industriels fassent le pas. nVidia semble déjà avoir donné des signes en faveur de son adoption.
Google y gagne, mais pas qu’eux
Google a fait l’acquisition et entend déployer au mieux cette technologie pour diverses raisons. La première étant que le codec peut être encore largement optimisé en qualité et en consommation de bande-passante, bien que les premiers résultats soient déjà concluants. Le but de la manoeuvre est donc de disposer d’une qualité d’image à la hauteur de la Haute Définition, tout en faisant des économies de bande-passante. Justement, Youtube pèse très lourdement dans les finances du géant sur ce dernier point pour le moment.
D’autre part, la firme de Mountain View pourrait asseoir encore plus son monopole sur les données transitant par le réseau des réseaux, ce qui restera peut-être le seul point négatif de toute cette affaire, si elle se déroule comme convenu.
Dans tous les cas, chez Mozilla et Opera, n’ayant jamais eu l’intention de passer au h.264, on a dû tout de même pousser un « ouf » de soulagement…



