LOPPSI 2: Sarkozy assassine Internet
Nous avions déjà écrit un article un peu bref sur la loi LOPPSI, suite logique d’HADOPI dans les plans de Nicolas Sarkozy pour contrôler Internet. Afin de la replacer dans son contexte, nous vous suggérons la lecture de cet article qui retrace les grandes étapes. Certains s’inquiètent du volet sur la sécurité routière mais ils passent totalement à côté du point le plus préoccupant: le contrôle d’Internet.
Les points qui fâchent
-[Elle permet] sans le consentement des intéressés, d’accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent pour l’utilisateur ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractère. Autrement dit, l’Etat pourra s’introduire à toute heure chez n’importe qui physiquement ou à distance pour y implanter des mouchards.
-La liste des sites filtrés est fixée par le Ministère de l’Intérieur et ne sera pas publique. Ainsi, il n’y aura aucun moyen de contestation. Dans un premier temps, le filtrage sera réservé à la pédopornographie. Mais rien n’interdit une extension future. Et dans ce cas, vive les dérives.
-Le fichier Périclès qui sera une sorte de méta-ficheir croisant les données de plusieurs autres fichiers contiendra également des informations comme: numéros IMEI, cartes grises, permis de conduire, factures,etc… Précisons également que ces données seront récoltées de manière automatique et non plus au corus d’enquêtes judiciaires.
-Lorsqu’un magistrat envisage de procéder à une perquisition dans des lieux classifiés ou abritant des secrets de la défense nationale, il remet à l’autorité administrative compétente une décision écrite et motivée indiquant la nature de l’infraction, (…) les raisons justifiant la perquisition et l’objet de celle-ci. »
-Le placement de micros sera facilité
-Les FAI devront bloquer l’accès sans délai aux sites figurant sur la liste sous peine d’une lourde sanction (750’000 euros et 1 an de prison)
Le mot de la fin
Nous le laisserons à Numérama:
Il ne faut pas céder à la pression de l’émotion et accepter la censure entre gens consentants des sites de pédophilie, car elle ouvre la porte à des dérives qu’une démocratie saine ignore, mais qu’elle découvre alors trop tard, lorsqu’elle n’en est déjà plus une.
Il ne faut pas encourager les pédophiles à se cacher derrière des systèmes toujours plus opaques qui leur feront échapper de toute façon à la censure. Il faut les traquer, les arrêter, et les juger sans pitié, en organisant la collaboration internationale. Et si ces arrestations sont impossibles, disons-le au risque de choquer, « tant pis ». Même les plus nobles et sacrées des fins ne justifient pas tous les moyens.
Car nos enfants méritent que l’on se batte d’abord pour la plus sacrée des fins sacrées : leur liberté.
Sources
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