Microsoft attaque Linux
Un fois n’est pas coutume ( et c’est de bonne guerre vous nous diriez), le géant de Redmond attaque Linux. Cette fois-ci, c’est lors d’une formation dispensée aux employés de Bestbuy (qui se verraient offrir Seven pour 10$ à la fin de la formation). Le bloggeur qui nous fait part de cette nouvelle nous dit avoir été étonné des arguments fallacieux présentés par Microsoft. En voici donc un petit échantillon:
Les mises à jour Linux sont compliquées
Ah oui? Jetez donc un coup d’oeil sur la configuration ci-contre. Vous trouvez cela franchement compliqué? Outre le fait qu’on trouve un écran identique sous Windows, nous nous devons de préciser quelques choses. Tout d’abord, les mises à jour sont faites pour tous les logiciels, pas seulement pour ceux de Microsoft. Deuzio, la firme de Redmond stipule qu’il peut être difficile de faire la différence des mises à jour nécessaires ou facultatives. Il nous semble que c’est pourtant assez clair. Et terzio, Linux ne vous met pas des mises à jour en douce.
Un petit dernier pour la route? Le créateur de Windows nous annonce que cela prend du temps à mettre à jour un système sous Linux. C’est évidemment faux. Non seulement nous disposons d’une estimation exacte de la durée de téléchargement (contrairement à Windows où cette durée varie ou n’est simplement pas affichée), mais aussi les mises à jour, mêmes nombreuses, se font assez rapidement et ne nécessitent qu’en de rares cas un reboot. Votre serviteur a procédé récemment à l’installation d’un Vista. Dès le 1er démarrage, j’ai donc fait une mise à jour. Un premier plantage m’a fait reprendre le téléchargement à zéro (à croire qu’ils ne connaissent pas les fichiers temporaires), qui était déjà très lent. À la fin du téléchargement, un redémarrage était exigé. Mais avant de commencer à redémarrer, il a absolument tenu à installer certaines mises à jour. Le redémarrage effectué, il continue d’installer des mises à jour. Je croyais que c’en était fini, mais non. Après cette bonne heure et demie, Vista m’a annoncé avoir d’autres mises à jour à télécharger. Il pourrait pas les avoir faites en même temps, non?
Le support du matériel lacunaire
Oh le bel argument solide que voilà. Sur strictement tous les ordinateurs sur lesquels j’ai installé Ubuntu (autant du matériel de pointe que des vieux coucous poussiéreux), tout mon matériel fonctionnait dès l’installation. La seule chose que j’ai eue à faire c’est cliquer sur un bouton pour télécharger et installer les pilotes de ma carte graphique (qui sont propriétaires). Je n’ai pas du fouiller les entrailles de l’OS, une simple popup m’en a averti dès le départ. Tandis que la dernière fois que j’ai installé un ordinateur avec Windows XP, sa carte réseau n’était pas reconnue. Impossibilité donc de télécharger: les pilotes de la carte-mère, ceux de la carte graphique, ceux de l’imprimante, ceux de la carte son et j’en passe… Matériel qui, je le précise, a été reconnu de suite sous Ubuntu quand j’ai décidé de laisser tomber Windows.
La compatibilité des logiciels
Également une bonne occasion de rire. Contrairement à ce qu’avance Microsoft, les applications « certifiées » Ubuntu sont très clairement identifiables. J’en veux pour preuve la capture d’écran ci-contre. Le géant nous dit aussi que les « Windows essentials » (à savoir MSN, Mail et Photogallery) sont indisponibles. C’est faux, il existe des équivalents complets (également sous Windows d’ailleurs). Idem pour le chat vidéo. C’est bizarre mais ma webcam fonctionne très bien sous aMSN, de même que Skype. Juste en passant, à propos des logiciels intégrés de base, on nous les vend comme formidables (Can you believe it? Reversi!) alors que le Bloc-Notes et Paint se font largement supplanter par Gedit et Gimp
Après, il y a la question de logiciels bien spécifiques, ce qui appelle une réponse… spécifique ^^ La première question à se poser est « A-on réellement besoin de Photoshop (souvent cracké) pour modifier ses photos de famille » alors qu’il existe une flopée d’équivalences? Si l’on répond par l’affirmative, on peut se tourner vers Wine, qui permet d’utiliser des programmes Windows sous Ubuntu. Cela fonctionne d’ailleurs très bien (voire mieux que sous Windows, un comble!) pour le jeu mentionné par Microsoft, World of Warcraft. Si cela ne fonctionne pas, et c’est assez rare, on peut toujours installer un Windows Xp dans une machine virtuelle. On peut aussi imaginer d’installer Linux pour les tâches de tous les jours et garder un Windows uniquement pour le jeu. Ainsi l’ordinateur reste stable et sécurisé. Mais il est bon de noter que ces cas de figure sont très rares et que nous sommes ici soumis au bon vouloir des éditeurs de logiciels.
Windows est plus facile à apprendre
Encore un argument fallacieux. Microsoft avance qu’il n’existe ni documentation ni tutoriaux. Ah bon? Il me semblait que c’était le cas. Windows plus facile à apprehender? C’est vrai que mon oncle (n’utilisant son PC que pour écrire des lettres) et ma tante (secrétaire de métier) ont eu un mal furieux à se faire à Ubuntu. Autant nous pouvons reconnaître qu’il est difficile de changer de système à cause des habitudes, ceci n’en devient pas de facto un argument en faveur de Windows. D’ailleurs, pour GNOME (le bureau par défaut d’Ubuntu), nombre de choses sont faciles d’accès et bien mieux pensées (notamment le Menu d’accès aux programmes). Mais bon, au final, il s’agit bien souvent de préférences personnelles.
La sécurité et le support
Ici, l’argument principal de Microsoft, c’est que selon eux, il n’y a aucune garantie que les failles, une fois découvertes, soient bouchées. C’est tout de même assez risible d’entendre ceci dans la bouche d’une entreprise qui a laissé des failles ouvertes pendant plus d’un an bien qu’elles soient connues. Je suis d’avis qu’un code ouvert permet à n’importe qui de corriger la faille ou le bug et d’en faire instantanément profiter toute la planète, sans compter le fait que ça permet à chacun d’apporter ses idées fraîches. Quant au support, il y a la documentation (voir ci-dessus). Le géant nous signale aussi, qu’étant donné le grand nombre d’utilisateurs de Windows, il y aura toujours quelqu’un pour aider. Et que fait-il des communautés Linux de par le monde ou de notre forum? Et si c’est pour faire venir le neveu « qui s’y connait » (et laisse un chaos encore plus grand après son passage) ou l’usurier du coin (qui surfacture des prestations et du matériel simplement parce qu’il a le monopole), non merci.
C’était un article de Cretch, légèrement agacé en ce mardi


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